C'est
quoi ?
Pour les jeunes enfants, la Loi d'orientation a prévu
le versement d'une Allocation d'Education Spéciale (A.E.S.).
Conditions
d'attribution
Allocation principale
Outre les conditions générales d'attribution des
prestations familiales, des conditions particulières sont
requises pour en bénéficier.
Le bénéficiaire doit :
- Résider en France ou dans un département d'outre-mer
;
- Assumer la charge effective et permanente de l'enfant handicapé.
Cette condition est considérée comme remplie par
la famille si l'enfant, placé en externat ou semi-internat
dans un établissement d'éducation spéciale
ou une famille d'accueil, revient au foyer en fin de semaine et
si la pension versée à la famille d'accueil ou à
la structure d'hébergement est suffisante pour couvrir
son entretien.
L'enfant handicapé doit :
- Être âgé de moins de 20 ans, sous réserve
de ne pas bénéficier de revenus professionnels supérieurs
à 55 % du SMIC.
- Avoir un taux d'incapacité permanente au moins égal
à 80 % ou compris entre 50 % et 80 % s'il est placé
en externat ou semi-internat dans un établissement d'éducation
spéciale ou pris en charge par un service de soins ou de
rééducation à domicile.
Quel
est le montant de l'AES ?
Au 1er Janvier 2005, le montant de l'AES s'élevait à
115,64 euros par mois. Consultez les barèmes
en vigueur.
Le
Complément d'allocation
Pour ouvrir droit au complément, l'enfant handicapé
doit avoir recours à l'aide d'une tierce personne ou exposer
ses parents à des dépenses particulièrement
coûteuses.
Pour la détermination du montant du complément,
l'enfant est classé selon l'importance de la charge résultant
de son état, dans l'une des 6 catégories suivantes
:
Attention, les conditions citées ci-dessous ne sont pas
toutes exhaustives. Renseignez-vous auprès de l'organisme
compétent.
Catégorie 1 : le handicap de
l'enfant entraîne des dépenses égales ou supérieures
à 56% de la base mensuelle des allocations familiales (BMAF).
Au 1er Janvier 2005, le Complément d'AES de 1ère
Catégorie s'élevait à 86,73 euros.
Catégorie 2 : le handicap force
un des parents à travailler à temps partiel (réduit
d'au moins 20% par rapport à un temps plein) ou nécessite
le recours à une tierce personne rémunérée
(8h par semaine minimum) ou bien, les dépenses sont égales
ou supérieures à 97% de la BMAF. Montant au 1er
Janvier 2005 : 234,89 euros.
Catégorie 3 : le handicap force
un des parents à travailler à temps partiel (réduit
d'au moins 50% par rapport à un temps plein) ou nécessite
le recours à une tierce personne rémunérée
(20h par semaine minimum) ou bien, les dépenses sont égales
ou supérieures à 124% de la BMAF. Montant au 1er
Janvier 2005 : 332,46 euros.
Catégorie 4 : le handicap force
un des parents à ne plus travailler ou nécessite
le recours à une tierce personne rémunérée
à temps plein ou bien, les dépenses sont égales
ou supérieures à 174,57% de la BMAF. Montant au
1er Janvier 2005 : 515,21 euros.
Catégorie 5 : le handicap force
un des parents à ne plus travailler ou nécessite
le recours à une tierce personne rémunérée
à temps plein et les dépenses sont égales
ou supérieures à 71,64% de la BMAF. Montant au 1er
Janvier 2005 : 658,45 euros.
Catégorie 6 : le handicap force
un des parents à ne plus travailler ou nécessite
le recours à une tierce personne rémunérée
à temps plein et nécessite une surveillance continue
et des soins financièrement lourds pour la famille. Montant
au 1er Janvier 2005 : 964,78 euros.
L'enfant est classé dans cette catégorie, sur proposition
du Chef du Service hospitalier qui le suit.
Le versement du complément d'allocation troisième
degré est subordonné à la cessation d'activité
d'un des parents ou au recours effectif à une tierce personne
et à la présence effective de l'enfant au domicile
de ses parents.
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