Définition
du Handicap Mental
Vous ne trouverez pas de définition unanime.
Les parents et amis de personnes atteintes d’un handicap
mental n’ont pas particulièrement besoin d’une
définition dans leur rapport de tous les jours avec l’enfant.
Chaque enfant est unique, comme tous les enfants du monde. Il
n’y a à priori aucune satisfaction à vouloir
classer son enfant dans une catégorie délimitée.
Cependant, les contraintes économiques, médicales,
éducatives et politiques nous obligent à définir,
trier et classer.
Voici un ensemble de définitions :
Selon l’UNAPEI (Union Nationale de Parents d’Enfants
Inadaptés)
« Une personne handicapée est une personne à
part entière, à la fois ordinaire et singulière.
Elle est ordinaire, parce qu'elle connaît les besoins de
tous, elle dispose des droits de tous et elle accomplit les devoirs
de tous. Elle est singulière, parce qu'elle est confrontée
à plus de difficultés que les autres citoyens, et
qui sont la conséquence d'une ou plusieurs déficiences.
Ainsi, le handicap mental se traduit par des difficultés
plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation,
de communication et de décisions. Ces difficultés
doivent être compensées par un accompagnement humain,
permanent et évolutif, adapté à l'état
et à la situation de la personne. »
Selon
la CIH (Classification Internationale des Handicaps) : «
Perturbations du degré de développement des fonctions
cognitives telles que la perception, l’attention, la mémoire
et la pensée ainsi que leur détérioration
à la suite d’un processus pathologique ». De
plus, la CIH préfère utiliser plutôt les termes
de « Déficience Intellectuelle » pour cette
définition, au lieu de « Handicap Mental ».
Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)
: « Est appelé handicapé celui dont l'intégrité
physique ou mentale est progressivement ou définitivement
diminuée, soit congénitalement, soit sous l'effet
de l'âge, d'une maladie ou d'un accident, en sorte que son
autonomie, son aptitude à fréquenter l'école
ou à occuper un emploi s'en trouve compromise ».
Le Guide Barème est utilisé par la Maison Départementale du Handicap pour déterminer
le taux d’incapacité d’une personne. L’organisme
en question prendra ensuite sa décision sur l’orientation
de l’enfant ou de l’adulte vers un établissement
spécialisé ou encore, sur le montant des allocations
à percevoir. Le Guide utilise les termes de « handicap
mental », en opposition avec le handicap physique et la
maladie mentale.
Le
handicap mental n’est pas une maladie mentale
Si on se réfère à la définition
citée ci-dessus par le CIH par exemple, le handicap mental
est une déficience de l’intelligence, une perturbation
du degré de développement des fonctions cognitives.
Le malade mental n’a pas forcément une déficience
intellectuelle. Il peut posséder un quotient intellectuel
très élevé, même largement au-dessus
de la moyenne. L’aspect « maladie mentale »
se révélera comme un trouble passager ou constant
dans son mode de comportement. Il se soigne plutôt en hôpital
psychiatrique ou à l’aide de médicaments ayant
une influence sur l’état psychique du patient. De
plus, ces troubles pouvant être passagers, une personne
saine peut parfaitement développer une maladie mentale
à une période de sa vie puis guérir sans
séquelles. A l’inverse, un handicap mental est très
rarement curable.
L’UNAPEI donne d’ailleurs cette définition
: « La personne malade mentale est marquée par une
perturbation de ses facultés mentales susceptible d’être
guérie ou réduite au moyen d’une thérapie
adaptée ».
Les
origines du handicap mental
Un enfant peut devenir handicapé dès sa conception,
pendant la grossesse ou à la naissance. Cependant, aujourd’hui
encore, près d’un handicap sur trois demeure sans
cause véritablement établie.
- Lors de la conception, le handicap est souvent d’origine
génétique. La trisomie 21 est l’exemple le
plus médiatique. Le handicap mental d’origine génétique
est détectable assez tôt pendant la grossesse, surtout
s’il s’agit d’une maladie génétique
fréquente. Mais les causes du handicap peuvent être
plus variées.
Quelques exemples de causes de handicap mental non-génétique,
la liste n’étant pas exhaustive :
- Durant la grossesse, la consommation de tabac, de drogue, de
certains médicaments ou d’alcool, la présence
d’un virus ou des carences nutritionnelles,
- Lors de l’accouchement, une prématurité
ou un accident à l’aspect anodin peut avoir des conséquences
graves,
- Après la naissance, une maladie, une intoxication, un
traumatisme ou un accident peut altérer les facultés
intellectuelles et motrices à vie.
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